Le vélo en ville: encore des efforts à faire !

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Le maire Jean-Claude Antonini veut faire d'Angers la capitale du développement durable. La promotion de la bicyclette entre donc en première ligne. La Ville utilise d'ailleurs l'image positive du vélo dans sa communication, en lui réservant une belle place dans les chantiers en cours, dont les futurs travaux d'aménagement du tramway. Les difficultés de circulation et de stationnement ont motivé de nombreux Angevins à enfourcher leur bicyclette tout comme le service de prêt "Vélocité" mis en place par la ville (avec succès). 3,5 % des déplacements urbains se font à vélo, un chiffre qui est en constante augmentation.

Regroupant près de 250 adhérents, l'association "Place au Vélo" milite depuis 10 ans pour un réseau cyclable cohérent, sécurisé et confortable. "Mais les avancées concrètes restent peu nombreuses par rapport à nos souhaits", précise Jean-Michel Trotignon, son président, dans les colonnes de Ouest France. "Les pistes cyclables ne sont encore que des éléments isolés dont on perçoit encore mal le plan d'ensemble. Nous sommes dans l'attente depuis un an d'un schéma directeur des pistes cyclables, et inquiets parallèlement par le plan de circulation en préparation". En matière de vélo et de déplacement doux, de réduction de la pollution, l'association regrette qu'Angers se montre beaucoup plus suiviste qu'avant-gardiste.

Dans le cadre de l'aménagement des abords du "Quai", les bandes cyclables qui existaient boulevard Henri-Arnauld ont été supprimées pour être remplacées par des bandes de courtoisie sans concertation préalable avec l'association. Raymond Perron, adjoint à la voirie, reconnaît l'erreur et des pourparlers sont en cours. Le pont de Haute-Chaîne et le retour d'Espace Anjou vers l'avenue Montaigne sont impraticables pour les cyclistes : aucune solution n'est actuellement proposée pour y remédier. Par ailleurs, dans le projet du tramway, le pont Létanduère devrait être inaccessible aux vélos. L'association y voit un non-sens qui ne favorisera pas la prise du train avec un vélo. Il faut savoir qu'une bande cyclable, partageant la chaussée avec les automobilistes a un coût approximatif de 10 000 € le kilomètre, une piste cyclable de 200 000 € le kilomètre et la bande de courtoisie (vélo dessiné au sol) un coût zéro.

Source: Ouest France