Une augmentation
qui fait débat

2010_01_06_023

Mardi 30 mars 2010. Agitation hier soir en conseil municipal. La raison ? Le maire d'Angers qui a décidé d'augmenter le montant de sa propre indemnité, conformément à ce que la loi autorise, après avoir lâché son mandat de conseiller régional. L'opposition a décidé de ne pas prendre part au vote. Ce qui a fait naître un débat sur un sujet tabou.

C'est Laurent Gérault, conseiller municipal d'opposition, qui a ouvert les hostilités : " Il y a une réalité sociale, et les élus se doivent de faire preuve d'exemplarité. La plupart des élus font leur travail avec un sens de l'intérêt général. Mais il y a une réalité sociale sur notre ville qui doit nous interroger sur l'éthique des élus".

La réponse de Jean-Claude Antonini ne tarde pas à venir : "merci de vous soucier autant de mes indemnités. Les élus touchent des indemnités car ils se consacrent du temps à leur mandat. Le plus souvent au détriment de leur carrière professionnelle. Nous sommes là pour servir, pas pour se servir !". Puis d'ajouter : "je n'ai jamais, que ce soit en temps que conseiller municipal, adjoint ou maire, touché quelques jetons de présence par des organismes extérieurs, aucun !".

C'est alors qu'Emmanuel Capus, conseiller d'opposition, évoque le cas de la conseillère municipale Renée Solée qui s'est vu subitement retiré son bonus au profit du maire qui, lui, a vu ses indemnités augmentées. C'est alors Daniel Raoul qui prend la parole, précisant qu'il s'agit d'un "transfert entre personnes, dans une enveloppe fermée".  Puis Jean-Claude Antonini clôt le débat en précisant : "c'est une affaire entre Madame Solée et moi-même. Il est possible de faire des écrêtements et de donner à des élus qui s'investissent, comme elle, dans les maisons de retraite".

Source : Ouest France