Trois équipes pour réinventer
les voies sur berges

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Lundi 29 novembre 2010. La reconquête des voies sur berges est l'un des projets urbanistiques majeurs de la ville dans les prochaines années. Lors du dernier conseil municipal, le maire a présenté aux élus les trois équipes retenues pour travailler sur l'avenir des berges de la Maine. Trois équipes composées chacune d'urbanistes, de paysagistes, de spécialistes de l'environnement, des transports. A l'issue d'une période de travail de neuf mois, un projet sera choisi par la municipalité.

L'idée générale est de redonner toute sa place à la Maine, au coeur de la ville : "En Europe, toutes les villes, de toutes tailles, se posent la question de leur lien avec leur fleuve, avec l'eau" explique Jean-Claude Antonini, maire d'Angers.

Pour le moment, aucune maquette n'a été réalisée. Les équipes retenues l'ont été par rapport à leur façon d'appréhender la ville et la rivière. Les trois équipes ont en commun trois points forts :

- une approche globale du projet urbain sous toutes ses dimensions comme de sa fonction dans la ville.
- des propositions fortes pour le traitement du paysage de la rivière et des ses berges
- une démarche qui intègre bien la problématique de circulation et du devenir de l'actuelle voie rapide.

La première équipe est emmenée par l'urbaniste François Grether qui aménage actuellement les berges de Saône et de Rhône à Lyon. Il propose de tirer partie des différences des deux rives en les accentuant. François Grether travaillera notamment avec Phytolab, les paysagistes du récent quartier Desjardin.

La seconde est l'agence allemande Lin, qui a notamment travaillée sur le projet du Grand Paris. Elle souhaite travailler la rivière et donner l'impression qu'elle est plus large, qu'elle prend plus d'importance dans la ville.

Enfin la troisième est celle de Bernard Reichen qui est spécialisé dans la réhabilitation des friches industrielles en France. Il a obtenu le grand prix de l'urbanisme en 2005. Lui envisage de relier le Nord au Sud pour plus de rayonnement, et de relier l'Est à l'Ouest pour accomplir la symbiose "Ville nature".

Quant à la question de conserver ou non l'actuelle voie rapide, Jean-Claude Antonini précise qu'aucun candidat n'est venu "en disant il faut créer un tunnel ou il faut créer un boulevard urbain". Les trois lauréats de cette première étape du concours devront par ailleurs collaborer avec la Mission "Berges de Maine" et les 90 Angevins retenus pour participer au projet.

Rappelons que le territoire concerné représente une surface de 300 hectares, du centre commercial Saint-Serge au Rocher de la Baumette. Le projet s'étallera sur 20 à 30 ans.

Source : Ouest France