21/10/07
Municipales
Le tramway au coeur
de la bataille des municipales
1.1: le projet Béchu-Gérault

Ouest France (pour agrandir, cliquer sur l'image)
Qu'on se le dise, le tramway sera l'enjeu de ces municipales. Et c'est le duo Béchu-Gérault qui a dégainé le premier il y a trois semaines en proposant un plan B. Non au centre-ville ! tel pourrait être leur mot d'ordre. Leur proposition: faire passer le tram par les Carnot et Ayrault, via le Centre des congrès. Il est, selon eux, encore possible d'arrêter la décision d'utilité publique prise par le préfet. Et de la reprendre aussitôt, avec comme conséquence de douze à dix-huit mois de retard sur le projet. Soit une livraison du tramway prévue en 2012, au lieu de 2010. "Pendant ce temps, on fera en sorte d'accélérer les constructions sur le plateau Mayenne-Capucins qui seront desservies par le tramway."
Dans la foulée, Christophe Béchu et Laurent Gérault se posent la question de l'avenir de la place Imbach, actuellement livrée aux voitures. Ils veulent en faire une place plus dynamique qui serait un véritable trait d'union entre le Centre des congrès et le coeur de la cité. Et la place du Ralliement alors ? Elle sera piétonne, mais l'accès aux automobiles ne sera pas interdit. Quid du pont sur la Maine ? "Parlons-en... Un pont qui arrive au premier étage du multiplexe, c'est absurde. Il faut réfléchir à autre chose." Un pont de berge à berge, par exemple ? En pointant du doigt la qualité des sols "qui ne pourront pas soutenir les piliers d'un pont en hauteur", Laurent Gérault acquiesce : "Si c'est possible, on le fera !".
Une deuxième certitude : il ne faut pas attendre pour lancer le chantier d'une seconde ligne. "Elle doit partir de Belle-Beille pour se connecter à la première ligne, soit au boulevard Foch, soit à l'hôpital." Les deux hommes s'engagent à une livraison en 2015. Ils envisagent ensuite de prolonger cette deuxième ligne vers l'Est mais en optant pour le busway, qui comme son nom l'indique est à mi-chemin entre le tram et le bus. Au final, Laurent Gérault est tout sourire: "je suis content · Ma ligne Roseraie/Belle-Beille, je l'aurai à l'échéance 2015 !".
Source: Ouest France
08/09/07
Politique
Un duel Antonini - Béchu pour les municipales de 2008
8 septembre 2007
Après Jean-Claude Antonini, c'est Christophe Béchu, l'actuel président du Conseil général de Maine-et-Loire qui se déclare candidat pour les municipales de 2008. Sans surprise. Le voilà "passionnément candidat" en se réclamant d'une double filiation. Celle de Jean Turc, maire d'Angers jusqu'en 1977, qui incarne la droite dont Christophe Béchu est l'héritier. Et celle de Jean Monnier, venu de la gauche et qui incarne l'ouverture au centre, mais aussi cette indépendance d'esprit et cette liberté de ton dont Christophe Béchu s'est réclamé dès sa déclaration de candidature. Deux hommes qui ont su insuffler, selon lui, "une énergie, une vision, une perspective à Angers".
Bien qu'issu de l'UMP, le président du Conseil général a d'ores et déjà pris congé avec son parti, se déclarant "libre et indépendant". Des partis comme de leurs ténors, qu'ils aient pour nom Marc Laffineur ou Roselyne Bachelot, qui l'ont appelé avec tant d'intensité à se présenter. Il faut que ce soit clair : il ne sera "l'homme d'aucune famille politique". Une seule chose comptera : "Le parti des Angevins". Parce que les encouragements à se lancer sont venus de tous les bords.
Premier chantier : rassembler la meilleure équipe au service des Angevins. Et pas question de s'arrêter aux étiquettes : le choix s'appuiera sur la crédibilité des gens. C'est-à-dire leur compétence, leur expérience "et leur savoir être : l'éthique du comportement comptera". Ce seront des gens de talents et de convictions, aussi, « même si ce ne sont pas les miennes ». Les portes sont grandes ouvertes. "Je ne m'interdis rien." Pas de nom, c'est trop tôt, sauf pour dire tout le bien et toute l'estime qu'il porte à Laurent Gérault, le leader de l'opposition municipale actuelle et le délégué départemental de l'UDF-MoDem. De fait, il incarne cette « nouvelle génération » que la liste de Christophe Béchu veut promouvoir pour mieux garantir ce "regard neuf" dont Angers a besoin.
La campagne peut désormais commencer. Et Christophe Béchu la veut digne: pas de "polémique stérile, pas d'anathèmes, pas de campagne de caniveau" ni de sa part, ni de celle de ses futurs colistiers ; ou alors il ne les cautionnera pas. Parce que s'il a des divergences avec l'actuel maire d'Angers, il a du respect pour Jean-Claude Antonini.
Il part à la conquête de la ville d'Angers, mais ne compte pas lâcher son siège de conseiller général. Ni son fauteuil de président... s'il échouait à la mairie. Il est encore trop tôt pour savoir quel sera son projet, sauf sur un point: le développement économique, parce que «"c'est la base de tout. Il faut une vraie volonté politique pour rattraper le retard accumulé dans le développement des zones d'activités ! Une volonté qui manque aujourd'hui !".
Source: Ouest France
02/09/07
Politique
Jean-Claude Antonini,
candidat à sa propre succession
2 septembre 2007
Ce n'est pas une surprise, Jean-Claude Antonini sera candidat à sa propre succession lors des municipales de 2008. C'est ce qu'il a annoncé à la presse à l'occasion de sa première intervention de la rentrée. Morceaux choisis.
"Je suis candidat aux prochaines élections municipales pour poursuivre la modernité que j'ai apportée à Angers. Je me présente à nouveau car sans moi le risque existe réellement de casser les équilibresmis en place. Mon projet a été conçu pour s'amplifier dans le temps."
Concernant son action au cours de ces 7 dernières années, le maire d'Angers se montre plutôt satisfait. "Il y a le tramway, le renouvellement urbain, la conquête de la Maine, l'implication pour le développement durable, la bonne santé économique. A cela deux raisons: la ville d'Angers est sans doute la ville la mieux gérée de France, nous n'avons pas de dette. Et ici les idées pétillent sans que les bulles ne s'évaporent. Mais ce bilan n'est pas satisfant: des Angevins n'ont pas de travail, des gosses décrochent. Il nous faut inventer des aides qui soient respectueuses des personnes et pas deshonorantes."
Et pas question d'ironiser sur son âge en laissant dire qu'à 67 ans, l'usure se fait sentir : ça le rend furieux. "L'usure, c'est ne pas arriver, c'est être en retard. On ne demande pas à un type usé d'aller défendre toutes les communes de France au Grenelle de l'environnement. Quand j'ai ouvert Le Quai, je n'ai pas eu le sentiment que Le Quai était la conception de quelqu'un d'usé."
Quand à ceux qui affirme que le tramway n'est là que pour flatter son égo, il répond: "Non. Ma plus grande fierté ne peut pas être matérielle. Ma plus grande fierté sera de laisser à celui ou celle qui me succèdera une ville en état, une ville en progrès, une ville du XXIème siècle".
Pour ce qui est de sa campagne, le maire veut associer les Angevins: "Je souhaite écrire le projet du prochain mandat avec les Angevins. Je lancerai dès l'automne une grande phase d'écoute sur des thèmes précis avec un questionnaire. Rien à voir avec la démocratie participative à la Ségolène Royale. Je ne serai pas un aspirateur ramasse-tout !" Quand à la participation de Michelle Moreau dans sa campagne, le mystère demeure: "Elle apporte beaucoup d'énergie à l'équipe et peut encore apporter beaucoup." Mais elle n'est pas la seule à incarner l'ouverture. Une ouverture qui pourrait aller jusqu'à intégrer Laurent Gérault, le leader de l'opposition ? "Je l'ai rencontré. Je lui ai dit que j'étais prêt à discuter avec lui...", note Jean-Claude Antonini, visiblement sans y croire.
(Source: Le Courrier de l'Ouest - Ouest France)











