01/09/06
Transports
L'ancienne gare routière démolie !
1er septembre 2006
Si vous êtes passé par la place de la Poissonerie, vous avez sans doute remarqué que l'ancienne et vétuste gare routière n'est plus q'un amas de pierre. La place ainsi libérée deviendra une simple halte minute pour les cars du département.
Depuis le 5 juillet dernier, les cars ne s'arrête plus en bords de Maine. Ils ont en effet rejoint le pôle multimodal de la gare Saint-Laud. Le guichet de réservation et de renseignements s'est installé au rez-de-chaussée des immeubles tertiaires et les cars du réseau Anjou Bus, qui assurent les liaisons dans le département et à l'extérieur, disposent déjà de onze quais aménagés sur l'espalanade de la gare. Six autres vont être prochainement mis en place sur la place Pierre-Sémard. Recouverte d'un dallge clair (voir photo), la place est équipée d'une grande "casquette" en forme d'aile composée de cinq auvents aux lignes futuristes. Mélant acier, toile et verre, cette structure servira d'abri aux voyageurs puisqu'elle intègre des bancs, l'éclairage et des écrans d'informations utilisant un système d'annonce comparable à celui de la COTRA. Pour la bonne gestion des quelque cent cinquante cars qui transiteront chaque jour par la gare routière, une aire de stationnement longue durée est aménagée dans l'enceinte du Sernam afin de ne pas encombrer les quais.
Le coût total des aménagements s'élève à 2,7 millions d'euros financés à 60% par la ville et 40% par le Conseil général.
18/08/06
Santé
La clinique de l'Anjou est opérationnelle
La nouvelle structure, qui regroupe les cliniques Saint-Martin, Saint-Sauveur et Espérance, a accueilli ce week-end le matériel et les personnels. Les 20 000m2 de la toute jeune clinique sont désormais occupés.
Le regroupement géographique des trois entités fait suite au regroupement juridique et financier, qui avait été conclu en novembre 2002. Joseph Bakhos, le PDG du nouvel ensemble, se félicite des aménagements en cours. La clinique de l'Anjou devient la 4e ou 5e clinique privée en France et la plus grosse de la région, avec une capacité de 350 lits. Il souhaite que la convivialité reste le maître mot, malgré tout. Tout a été fait pour que l'accueil soit le plus personnalisé possible. Ainsi ce n'est pas un mais deux accès au site qui ont été crée: l'un pour les urgences et l'ambulatoire, par le boulevard De-Lattre-de-Tassigny, l'autre pour les hospitalisations et les visites, par la rue du Château-d'Orgemont. Des hôtesses d'accueil sont également présentes à chaque étage.
38 millions d'euros, c'est le coût total des travaux d'agrandissement et d'aménagement du site. Un investissement lourd, qui a obligé les administrateurs de la clinique de l'Anjou à anticiper les besoins futurs. Ce qui explique la mise en place de systèmes innovants, notamment en matière d'environnement et de confort. « L'eau chaude sanitaire sera obtenue grâce à des capteurs solaires, souligne Joseph Bakhos. Les chambres seront équipées de téléphones portables, pour que les patients soient toujours joignables, et d'un système Wi-Fi leur permettant de se connecter à internet. Et 30 % des chambres bénéficieront de la climatisation. Des services proposés pour un tarif de 40 € par jour. Une attention toute particulière a été portée à la sécurité : installation de caméras au niveau de chaque entrée et dans la maternité, surveillance des serrures par informatique, et protection de tous les espaces vitrés, la nuit, par des rideaux de fer.
Pour les patients comme pour le personnel hospitalier, il reste à trouver ses marques dans ce nouvel espace. En attendant l'inauguration officielle, prévue courant 2007.
Source: Ouest France
Clinique de l'Anjou, 87 rue du château d'Orgemont à Angers.
Depuis Cholet, prendre la sortie Angers-centre sur la N160
Depuis Nantes ou Paris, prendre la sortie La Roseraie-La Gare puis suivre Cholet
Site internet: http://www.cliniquedelanjou.org
30/04/06
Aviation
Turbulences à Angers-Marcé
Le vent d'optimisme qui soufflait sur l'aéroport d'Angers-Marcé depuis jeudi est retombé bien vite vendredi soir après l'annonce de la suspension des liaisons avec Manchester et Cork.
C'est un ATR 72 comme celui-ci qui s'est posé jeudi soir sur le tarmac
30 avril 2006
Lorsque le vol Aer Arran 482 en provenance de de Cork (Irlande) se pose à 17h47 sur le tarmac d'Angers-Marcé, Jean-Claude Antonini (maire d'Angers) et Gilles Darriau (directeur de l'aéroport) affichent un optimisme de rigueur, tout heureux de voir l'aéroport redécoller. Mais très vite cet optimisme fait place à la déception: ils viennent d'apprendre que deux des trois liaisons (Cork et Manchester) sont suspendues. La direction générale de l'aviation civile irlandaise, autorité administrative supérieure qui peut valider ou non les vols de tous les avions de toutes les compagnies immatriculées dans ce pays, aurait prévenu mercredi soir la compagnie Aer Arran qu'elle ne pouvait prendre le risque de desservir l'aéroport d'Angers.
La raison ? Entre 3000 et 600 mètres, l'espace aérien angevin ne dispose pas d'un suivi radar permanent. De plus l'aéroport ne peut pas non plus suivre tous les aéronefs dans ce rayon de 100 kilomètres. C'est donc par une sorte de faveur que les deux premières liaisons ont été assurées. Mais les prochains vols prévus (dès ce dimanche pour Cork-Angers-Cork et Manchester-Angers-Manchester) seront détournés sur Nantes-Atlantique, une navette étant assurée entre Nantes et Angers.
Cette suspension tardive est assez inattendue puisque la Direction générale de l'aviation civile française a toujours autorisé la fréquentation de l'aéroport angevin que ce soit pour Regional Airlines, Air France, Corsair ou Airlinair. D'ailleurs la piste est tout à fait homologuée pour recevoir des Boeings 737. Le 9 mai prochain, les directions nationales française et irlandaise vont se rencontrer. On peut espérer qu'elles s'accordent sur des solutions techniques et administratives afin que les vols puissent reprendre d'ici quelques semaines. Selon Jean-Claude Antonini, qui s'est entretenu avec le directeur français, la situation "ne doit pas être irrélédiable".
Espérons que cela se passera mieux avec la compagnie anglaise Flybe dont le premier vol entre Angers et Southampton est prévu le 23 mai prochain.
Source: Le Courrier de l'Ouest
27/04/06
Aéroport
L'aéroport d'Angers redécolle aujourd'hui
Plus d'un mois après la fermeture de la ligne régulière entre Angers et Lyon, l'aéroport accueille dès ce soir les vols de la compagnie low-cost "Aer Arran".
27 avril 2006
C'est ce soir à 18h55 qu'un ATR d'une capacité de 66 places de la compagnie Aer Arran en provenance de Manchester se posera sur la tarmac d'Angers Loire Aéroport (http://www.angersloireaeroport.fr). Il repartira peu après afin d'effectuer le tout premier vol commercial de cette nouvelle liaison aérienne. Il faut signaler que la liaison que cette même compagnie devait effectuer entre Angers et Londres a été "suspendue" alors que des Angevins avaient déjà effectué des réservations. Suspendue voire même annulée en raison de créneaux aéroportuaires non disponibles à Luton (près de Londres) dixit Aer Arran qui proposera bien trois vols par semaine en direction de Manchester donc mais aussi de Cork en Irlande. Les vols commencent dès demain.
Une deuxième compagnie à bas prix fera son arrivée à Angers-Marcé, il s'agit de Flybe. Cette compagnie anglaise assurera une liaison entre Angers et Southampton (Angleterre) et ce à partir du 23 mai prochain.
Avec Flybe et Aer Arran, la direction d'Angers Loire Aéroport estime que le tarmac angevin pourrait accueillir entre 20 000 et 30 000 passagers par saison sachant que les vols seront limités à une période comprise entre les mois d'avril et d'octobre. Les 3000 touristes qui séjournent chaque année dans le département pourrait être intéressés par ces nouvelles liaisons aériennes. Le Conseil Général de Maine-et-Loire, qui participe financièrement avec Angers Loire Métropole, table sur l'arrivée de 3000 Britanniques supplémentaires grâce à ces liaisons.
C'est donc un grand bol d'air que s'offre l'aéroport d'Angers après l'échec des lignes régulières. La première, inaugurée en même temps que l'aéroport soit en 1998, reliait Angers aux grandes capitales européennes via Clermont-Ferrand. Elle a fermé en mars 2004. La deuxième tentative eue lieue en juin 2005. La compagnie Airlinair releva le défi en reliant Angers à Lyon via Tours sans succès. Après ce nouvel échec, l'agglomération d'Angers décide d'arrêter les frais: il n'y aura plus de ligne régulière au départ d'Angers-Marcé. D'autant que le déficit de fonctionnement de l'aéroport s'élevait à 500 000€ par an et que l'agglo ensupportait seule le poids.
Cependant il n'était pas question de faire une croix sur l'équipement aéroportuaire. En s'associant au Conseil Général, Angers Loire Métropole est parvenu à attirer sur son aéroport deux compagnies low-cost. Espérons que cette fois-ci la tentative sera concluante. Réponse à l'automne pour connaître les premières évalutions concerant cette opération aérienne vers les îles britanniques.
23/04/06
Rétrospective
Fleur d'Eau ou la renaissance des Halles
Le 3 mai 2005, vous étiez des milliers à découvrir le nouvel espace commercial du centre-ville. Pourtant pendant plusieurs années le secteur de la République fut un peu le mal aimé des Angevins. C'est à l'emplacement actuel de "Fleur d'Eau" que, durant dix-neuf ans, le centre commercial des Halles a tenté de survivre. Et le terme n'est pas exagéré.
Si "Fleur d'Eau" a vu le jour, c'est bien parce que les Halles ne fonctionnaient plus. Elles ont pourtant eu leur moment de gloire. C'était en 1984, plus exactement le 14 mai. Ce jour-là le maire de l'époque, Jean Monnier inaugurait les Halles mettant du même coup fin au trou de la République. On ne tarissait pas d'éloge sur le nouveau centre: "une grande nef de verre et d'acier posée comme une libellule au milieu du plus vieux quartier de la ville", on louait "l'esthétique incontestable de l'ensemble". La verrière dérangea très vite les commerçants qui, dès l'été suivant, furent écrasé par une chaleur étouffante.
Plusieurs aménagements sont réalisés mais, après une décennie prospère que couronne en 1995 l'implantation d'une brasserie sur 400m2, les Halles péréclitent. Les fermetures se succèdent et le public les boude. La faute à qui ? Sans doute au concept du centre commercial qui propose un mixte alimentaire et non alimentaire, en clair un rez-de-chaussée avec des commerces alimentaires et un étage ayant une vocation aux activités de loisirs. L'architecture du site est aussi en cause: le centre est semi enterré et manque de visibilité et de clarté.
le centre commercial des Halles
Le marché est devenu un no man's land, les Angevins ont perdu confiance en les Halles. Alors le 26 octobre 2000, le président de la Chambre de Commerce et d'industrie d'Angers laisse entendre que ce dossier des plus "ardu et compliqué" pourrait trouvé une issue des plus radicales. Après avoir un temps envisagé l'implantation d'un supermarché à l'emplacement des commerces vacants, décision est prise de restructurer entièrement les Halles. Tous les promoteurs consultés, s'ils louent l'emplacement (à quelques mètres de la cathédrale) et le stationnement du site (parking sous les Halles), préconisent la destruction car le lieu ne répond plus aux besoins actuels.
Un appel de projet est lancé et en juillet 2001, deux promoteurs sont enlices: la Sorif et Apsys. C'est ce dernier qui est retenu en novembre. Son projet est original, son centre commercial ne comprend pas de couloirs internes, tous les magasins ont un accès directs sur la rue, l'allée commerciale c'est la rue elle-même. Le promoteur annonce d'ores et déjà que des contacts sont noués avec de grandes enseignes.
le nouveau centre commercial en chantier
Le 14 août 2003, le rideau tombe définitivement sur les Halles après un quatrième avis défavorable de la commission départmentale de sécurité. Les 42 propriétaires des Halles ont revendu leurs murs à Apsys, non sans difficultés eu égard au prix de rachat. Entre temps deux hôtes du futur centre se sont fait connaître: Monoprix, avec son concept citymarché et Planète Saturn, un spécialiste de l'équipement de la maison et des loisirs.
La démolition des Halles commence en mars 2004. Il ne faut alors qu'un an pour que le nouveau centre commercial sorte de terre. Le 1er avril, le nom est dévoilé: adieu les Halles, bonjour Fleur d'Eau. Cette appellation en déroute plus d'un, moi-même j'ai du mal à voir le lien avec le centre, mais selon les concepteurs il associe les Berges-de-Maine toutes proches à l'idée de beauté de la nature et de développement durable (cher au maire d'Angers Jean-Claude Antonini). Les autres enseignes sont elles aussi connues: les deux autre moyennes surfaces qui accompagneront Monoprix et Saturn sont H&M et GO Sport. Quatre enseignes inédites à Angers dans le but de faire revenir les clients dans le centre-ville, et notamment les jeunes, et de redynamiser ce secteur. Un restaurant (Comptoir de maitre kanter) et six boutiques (La Redoute, Nicolas, The Phone House, France Télécom, Atol Opticiens, Airaud et Subway) complètent l'offre. L'ensemble couvre au total 13 600m2 contre 4 200 auparavant.

le centre côté place de la république
La ville en a profité pour réaménager les places et rues alentours, ainsi la circulation automobile est-elle supprimée sur la place Mondain Chanlouineau qui accueille désormais les terrasses des cafés.
Le centre commercial Fleur d'Eau est inauguré en grande pompe le 3 mai 2005 par Jean-Claude Antonini, le maire et Mairice Bansay le PDG d'Apsys. Même Gérard Depardieu y fait une apparition aussi brève que surprise.
Le lendemain le centre ouvre ses portes au public. Seul H&M avait joué les éclaireurs en ouvrant dès le 13 avril. Les Angevins viennent en masse et ce durant plusieurs jours. Chez Planète Saturn, on fait entrer les clients au compte goutte. L'engouement du public est de bonne augure pour le promoteur qui table sur 5 milions de visiteurs par an.
L'architecture quant à elle divise autant que le nom, certain estimant que le bâtiment s'insère mal dans son environnement. Pour ma part je trouve au contraire qu'il s'insère parfaitement: ses facades vitrées reflètent les bâtiments alentours, aucunes perspectives de la cathédrale n'ont été rognés.

Fleur d'Eau côté place Mondain Chanlouineau
Le centre commercial Fleur d'Eau a donné un nouveau souffle au quartier République qui en avait grand besoin. L'animation commerciale s'est rapproché de la Maine mais cela ne profite pas encore à la place de la République et à la rue Baudrière qui restent à l'écart.














