16/08/07
Culture
Pourquoi Angers a obtenu Le Chant du Monde

16 août 2007
Elle aurait prendre place à Marseille, à Nice, dans d'autres villes françaises qui la convoitaient, à Lausanne en Suisse, voire aux États-Unis. Mais en novembre 1966, c'est Angers que Simone Lurçat, l'épouse du licier Jean Lurçat, choisissait pour vendre l'exceptionelle tenture dont son mari avait dessiné les cartons de 1957 à 1965 : Le Chant du Monde.
Pourtant, les villes concurrentes et les Américains avaient fait des offres bien supérieures aux trois millions de francs de l'époque que le conseil municipal angevin, avec Jean Turc pour maire, a déboursés pour acheter la tapisserie .D'autres cités françaises ont même proposé jusqu'à six millions de francs. Les États-Unis, près de dix millions. C'est dire la notoriété d'une oeuvre qui, à peine achevée alors (sa dixième pièce du Chant du Monde : Ornamento Sagrados, Lurçat lui-même ne l'a pas vu tissée) avait déjà été vue, en 1964, par 45 000 visiteurs à Annecy (Savoie), puis 22 000 à Munich, et était présentée à Belgrade, en Yougoslavie, en cet automne 66 où Simone Lurçat optait pour d'Angers.
Pourquoi Angers? Simone Lurçat affirmait : "De nombreux pays du monde entier, plusieurs villes d'Europe et de France m'ont proposé d'acheter Le Chant du Monde. Mais je crois que ce serait le voeu de mon mari de voir ses tapisseries à Angers. Tous ses amis sont de mon avis : c'est à Angers qu'elles doivent revenir. Lorsqu'il commença cette série importante du Chant du Monde, justifie Mme Lurçat, il pensait à L'Apocalypse." C'est en effet la contemplation, en juillet 1938, un an avant la Seconde guerre mondiale, de L'Apocalypse, la grande tenture médiévale angevine, qui a inspiré le licier pour cet hymne à la paix long de 78 m, en dix pièces tissées à Aubusson et aux motifs colorés sur fond noir. L'Apocalypse, exposée depuis 1954 au château, était alors accrochée dans la salle synodale de l'ancien évêché, près de la cathédrale (elle fait partie de son trésor).
Deux sites avaient été pressentis pour présenter Le Chant du Monde : l'ancienne abbaye du Ronceray et, retenue pour sa surface d'accrochage adaptée à l'envergure de la tenture, l'ancienne salle des malades de l'ex-hôpital Saint-Jean. Celle-ci était occupée alors par les collections hétéroclites d'un musée archéologique, dont une sélection est présentée, depuis sa rénovation en 2004, au musée des Beaux-Arts.
L'oeuvre est à découvrir au Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine, 4 boulevard Arago dans la Doutre (Rive droite). Toutes les infos sur : http://www.angers.fr
Source: Ouest-France
11/03/07
Musée
Cointreau ou l'histoire d'un grand nom
Cointreau, avec sa célèbre liqueur à l'écorce d'orange, et sa photogénique bouteille aux épaules carrées, est certainement la marque angevine la plus connue au monde. La saga remonte à l'année 1849. Les frères Edouard-Jean et Adolphe fondent une distillerie à Angers. Dès 1857, l'entreprise s'installe sur les quais en bordure de Maine (actuel bâtiment du Crédit Mutuel), site qu'elle ne quittera qu'en 1972 pour rejoindre une unité de production ultra-moderne à Saint-Barthélémy-d'Anjou. C'est là que le public est invité à découvrir cette histoire dans un vaste musée inauguré en 1999 à l'occasion du 150ème anniversaire de la marque.
La liqueur a été créee en 1875 par Edouard Cointreau, le fils d'Edouard-Jean. Son secret de fabrication est toujours jalousement gardé. On sait seulement que l'assemblage des écorces d'oranges est laissé à macérer dans les alambics quelques heures avant distillation. L'ensemble de l'élaboration, complexe, permet au maître distillateur d'offrir à chaque cuvée un équilibre aromatif définitif, unique et spécifique qui fait du Cointreau une liqueur totalement inédite.
Avec sa collection d'objets publicitaires, d'images ou de films de la marque, le musée Cointreau retrace, à travers plus de 4000 pièces, la saga d'une famille, d'un produit, d'une marque et d'une région. La visite du musée s'achève par une dégustation des saveurs du Cointreau ainsi que par la découverte des nombreuses idées de cocktails que la petite bouteille carrée permet de préparer. Mais rappelons-le, la consommation doit se faire avec modération!
Attention, le musée est actuellement fermé pour travaux. Rendez-vous en avril prochain pour découvrir un nouveau concept d'accueil, qui s'articulera autour de 4 thèmes : l'histoire et le patrimoine de la marque, le bar, la distillerie et la boutique.
ZI St Barthélemy d’Anjou – Boulevard des Bretonnières (Rocade Est)
49180 Saint-Barthélemy d'Anjou - Tél : 02 41 31 50 50
http://www.cointreau.fr
22/08/06
Espaces verts
Découvrez les parcs d'agglomération

Le parc des Sablières (Ecouflant)
Envie de fraîcheur, de nature, de parcours sportifs, d'aires de jeux ou tout simplement de calme ? La solution se trouve forcemment dans l'un des cinq parcs d'agglomération. Angers Loire Métropole est propriétaire de près de 220 hectares d'espaces verts excptées les Basses Vallées Angevines. Sur le terrain, vingt-quatre jardiniers travaillent à leur entretien et à leur enrichissement de manière à conférer à chacun une spécificité.
Premier des ces parcs dits "communautaires", le domaine de Pignerolles. Entourant le château-musée de la communication, il enchantera les amateurs de jardins à la française, d'art topiaire ou encore d'hortensias. Mais ce n'est pas tout. Le domaine propose également un très grand espace boisé qui satisfera marcheurs et coureurs. Le parc sert d'ailleurs de cadre au cross du Courrier de l'Ouest et de la ville d'Angers chaque année en novembre. Ouvert de 8h à 20h, ses 72 hectares comprennent des jeux pour enfants et des aires de pique-nique.
Les personnes à la recherche d'un plan d'eau ouvert à la baignade ont quant à elles rendez-vous aux Sablières à Ecouflant (Surveillé en juillet et août de 14h à 20h et le week-end de 12h à 20h). Outre la baignade, des jeux pour enfants, aires de pique-nique ou encore sentiers équestres vous attendent. Le parc des Sablières offre des très belles balades. A noter à proximité le "parc Anjou Aventure" pour tous les adeptes de l'accro-branches.
A Saint-Sylvain-d'Anjou, c'est l'aspect médiéval qui retiendra l'attention des promeneurs du parc André Delibes grâce à la présence du château à motte (photo ci-dessus) qui est une reconstitution de ce type d'ouvrages. Théâtres de verdure, labyrinthe végétalisé raviront petits et grands. Quant au parc de la Paperie, situé à la limite de Saint-Barthélémy-d'Anjou et de Trélazé, il reflète à lui seul la spécificité du site ardoisier qui lui est fermé au public pour des raisons de sécurité.
Terminons par le parc du Brionneau (récemment débaptisé pour intégrer les parcs Saint-Nicolas de la ville d'Angers) situé à l'extémité ouest de l'étang Saint-Nicolas. Accessible directement depuis Avrillé, il se caractérise par sa végétation et sa géologie qui lui confère tout son charme. Il propose des sentiers équestres.
Maintenant c'est à vous de choisir !
Des dépliants sont disponibles sur demande au 02 41 05 50 43
11/08/06
Culture
La collégiale Saint-Martin, vingt siècles d'Histoire

L'été 2006 a marqué la réouverture de la Collégiale Saint-Martin, en plein coeur du centre historique d'Angers (derrière la Poste du Ralliement). Un long projet mené à terme par le Conseil général de Maine-et-Loire.
Lorsque le département achète cet édifice en 1986, les Angevins ignorent que derrière les immeubles de la rue Saint-Martin sommeille l'un des plus beux édifices religieux de l'Anjou à l'abandon depuis 150 ans. Après 20 ans de travaux, ce joyau de l'époque médiévale retrouve sa place dans le tracé histoirque et touristique d'Angers avec le château du Roi-René, la Tour Saint-Aubin ou encore la cathédrale Saint-Maurice.
De la façade que les chanoines connaissaient au XIème siècle, il ne restait que des ruines. Elle impose désormais aux passants ses 17 mètres de haut pour 9 de large. En poussant la porte, vous pénétrez dans le Xème siècle. La nef accueille une partie de la collection de 40 sculptures (des statues religieuses) originaires d'Anjou et collectées par Monseigneur Pasquier, recteur de l'Université catholique. Au fond, le choeur inondé de lumière. Il est vaste, allongé au cours des agrandissements successifs.
A la Révolution, la Chapelle des Anges - à gauche du choeur - devient l'écurie d'un marchand de charbon. En face, une ancienne chapelle gothique est transformée, avant la Révolution, en sacristie. Le lieu sert aujourd'hui à la présentation d'éléments architecturaux durant les fouilles archéologiques. Mais le plus exceptionnel reste à découvrir avec la crypte ou encore le parcours initiatique au monde des morts...
La Collégiale n'est cependant pas qu'un lieu de visite. Le Conseil général veut en faire un "phare culturel du Maine-et-Loire". Expos, concerts, théâtre... Une fois l'an, une exposition de prestige sera proposée. Par exemple, dès septembre prochain, l'exposition présentera des objets exceptionnels de l'Anjou, des objets rares et précieux montrés pour la première fois au public. En 2007, le thème s'est arrêté sur les peinture murales eb Anjou au temps du Roi-René.
Témoin de l'Histoire et du rayonnement de l'Anjou, la Collégiale vous attend pour faire un grand voyage à travers le temps !
Collégiale Saint-Martin, 23 rue Saint-Martin à Angers.
http://www.collegiale-saint-martin.fr
03/05/06
Culture
Le Musée des Beaux Arts
Le musée des Beaux-arts d'Angers a réouvert ses portes en juin 2004 après cinq années de travaux. Sa réouverture a constitué l'aboutissement de l'un des plus grand chantier muséographique de France. Le musée en est sorti grandi. Présentation.
le logis Barrault sert de cadre au musée
Du logis Barrault au musée des Beaux-arts
Le musée des Beaux-arts accueille les visiteurs dans un cadre majestueux: le logis Barrault. L'édifice de style gothique flamboyant fut construit entre 1486 et 1493 par Olivier Barrault (maire d'Angers à trois reprises). Dominant des jardins, le logis comporte deux maisons sur une hauteur du centre-ville près des anciennes enceintes (actuel boulevard du Roi-René). Acquis en 1673 pour le Séminaire, il fait l'objet à la fin du XVIIème siècle de transformation et d'agrandissements dans un style plus austère pour répondre à l'organisation quotidienne des séminaristes. A la Révolution, les bâtiments confisqués en 1790 deviennent "Bien National". En 1797, le musée des Beaux-arts s'installe dans le logis. En 1801, il est l'un des premiers en France a accueillir des visiteurs. Aujourd'hui, la couleur des fenêtres permet de visualiser les différentes époques de construction: rouge sang pour le XVème siècle et vert pour le XVIIème. Les collections présentées sont issues de différents fonds, legs, donation, achats et dépôts de l'Etat.
En 1799, 200 tableaux de la collection angevine du marquis Eveillard de Livois entrent au musée. Certains seront rétrocédés en 1807. Entre 1835 et 1914 les acquisitons du musée se développent alors qu'entre 1859 et 1917 les legs se succèdent ; parmis eux ceux de Turpin de Crissé (1859), d'Eugène Lenepveu (1841-1898) ou le célèbre industriel angevin Julien Bessonneau (1917). En 1945, la collection en peinture religieuse primitive et classique est enrichit. En 1999 une convention ville-Etat est signée pour l'acquisition d'oeuvres et des dépôts de l'Etat.
Après avoir un temps envisagé son transfert au Front-de-Maine, le nouveau musée a été inauguré par le ministre de la culture Renaud de Donedieu de Vabre le 19 juin 2004 après cinq années de travaux. Rénové et agrandi (de 3000 à 7000m2) , le musée est désormais équipé d'un auditorium, d'un café côté place du musée ainsi que d'une boutique. Il a connu un record d'affluence lors de ses journées portes ouvertes. La fréquentation annuelle a elle aussi connu une augmentation.
Le musée des Beaux-arts possède aujourd'hui une identité forte où se mèlent Patrimoine et Modernité. Inscrit au coeur de la ville, il est un trait d'union entre les quartiers historiques ( on trouve en effet à proximité la Tour St-Aubin, la Galerie David d'Angers, le château ou encore la cathédrale) et la dynamique économique du centre-ville.
Deux parcours permanents
Les collections du musée sont désormais réparties selon deux parcours permanents :
• un parcours « Beaux-Arts », qui présente une sélection de la riche collection de peintures du musée - du XIVème siècle à nos jours - ponctuée d'objets d'art et de sculptures ; Le visiteur y découvre une riche collection de peintures ponctuée d’objets d’art et de sculptures, retraçant chronologiquement les différents courants artistiques du XIVe au XXIe siècles.
La visite commence au premier étage par les deux salles restaurées par les Monuments historiques.
Celles-ci sont consacrées aux Primitifs du XIVe (français, italiens et flamands) et aux objets d’art de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, mais aussi aux écoles du Nord du XVIe et XVIIe, aux écoles françaises et italiennes du XVIe et XVIIe.
Au deuxième étage, le visiteur découvre les joyaux du XVIIIe sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, puis les grands tableaux de la première moitié du XIXe siècle. En redescendant au premier étage, il pénètre dans une grande salle dédiée à l’art moderne du XXe siècle et à l’art contemporain.
Pour terminer, au rez-de-chaussée, la salle Beaurepaire présente des toiles grand format de la deuxième moitié du XIXe siècle et des sculptures.
• un parcours « Histoire d'Angers », qui permet de découvrir de nombreux objets archéologiques et des objets d'art, et de suivre le développement, au fil du temps, de la ville d'Angers.
Grâce aux collections de l’ancien musée d’Antiquités, aux fouilles réalisées à Angers et aux acquisitions, le musée arbore une collection intéressante d’objets archéologiques et d’objets d’arts décoratifs. Ce nouveau parcours témoigne de l’activité des Angevins au fil des siècles. Des origines aux projets d’urbanisme contemporains, le développement de la ville d’Angers est jalonné de plans.
Les découvertes archéologiques anciennes et récentes révèlent les premières traces d’occupation du site au néolithique et la création de la ville gallo-romaine : Juliomagus. Des fragments lapidaires et des éléments en bois évoquent le décor sculpté des églises et des maisons à pans de bois. La vie sociale, économique et culturelle est illustrée par une importante iconographie : portraits, vues de la ville, photographies…
350 œuvres au total sont présentées sur les 1 700 que compte le musée : environ 150 d'entre elles ont fait l'objet d'une restauration fondamentale pendant les travaux.
Les expositions temporaires
Six expositions temporaires sont désormais présentées, chaque année, au musée des Beaux-Arts : une exposition dédiée au patrimoine, deux autres à l'art moderne ou contemporain, et trois autres aux arts graphiques. La première de ces expositions a été consacrée à l'œuvre de Niki de Saint-Phalle. Plusieurs œuvres monumentales conçues pour l'extérieur ont notamment été disposées dans le jardin du musée et sur la terrasse et l'une d'entre elle a été acquise par la ville. Le musée accueille jusqu'au 28 mai 2006 une exposition consacrée à Hans Hartung (1904-1989), pionnier de la peinture abstraite.
Si vous ne l'avez pas encore visité, allez-y car c'est à voir absolument. Rendez-vous 14 rue du musée près de la Tour Saint-Aubin. N'oubliez pas, en repartant, de passer par le jardin des Beaux-Arts.
Horaires :
-du mardi au dimanche : collections permanentes : de 13h à 18h
-expositions temporaires : de 12h à 18h
-nocturne le 1er vendredi du mois jusqu’à 20h, tarif réduit à partir de 18h.














